Föllmis' Destiny : Le Zanskar

Le Zanskar est une vallée reculée de l’Himalaya indien, située à 3500m d’altitude au Ladakh, dans l’état indien du Jammu et Cahemire. Cette région se situe dans le prolongement des hauts plateaux tibétains, à l’extrême ouest de la Chine, et à l’est du Pakistan.
La vallée du Zanskar est particulièrement enclavée car elle n’est accessible en été que par une piste (ouverte de mai à octobre) qui la situe à une longue journée de route de Kargil (une petite ville elle-même située à une journée de route de Leh, la capitale du Ladakh, ou de Srinagar, la capital du Cachemire, à l’ouest). Par les sentiers, il faut aussi une douzaine de jours pour l’atteindre depuis le Ladakh…
En hiver, il faut attendre le mois de février pour que le fleuve « Zanskar », un torrent de montagne qui relie les vallées du Zanskar et du Ladakh, gèle et se transforme en « autoroute » pour les marcheurs téméraires. Le Zanskar se retrouve alors désenclavée de son huis clos hivernal, par ce chemin qu’il faut tout de même une bonne dizaine de jours pour parcourir.
Ne croyez pas pour autant que le Ladakh, et Leh en particulier, soit une « grande capitale ». C’est une petite ville isolée au cœur de l’himalaya, à 3500m d’altitude. On peut y accéder par la route en été depuis les plaines de l’Inde, mais il faut compter 4 à 5 journées de route pour cela. L’avion reste le seul moyen d’accès « facile », mettant la bourgade à 1h de Delhi.

Si le Ladakh, et à fortiori le Zanskar, sont des régions si atypiques c’est parce qu’elles ont été fermées aux étrangers de 1949 à 1976, c’est à dire après l’indépendance de l’Inde (et la création du Pakistan) en 1947  et après l’invasion du Tibet par la Chine. Cette situation géopolotique conflictuelle mettait cette région himalayenne au centre de toutes les tensions. Cette fermeture a maintenu l’isolement d’une région déjà fort enclavée par ses barrières naturelles que sont les plus hauts sommets du monde.

Lors de son ouverture aux étrangers en 76, rares ont été les « pionniers » qui ont pu découvrir cette terre vierge de mondialisation. Olivier Föllmi a été l’un d’entre eux. Doucement, le Ladakh s’est ouvert au monde. Le premier avion civil a atterrit en 1980 et depuis les années 90, on peut dire que le tourisme y connait un succès grandissant, attirant surtout les trekkeurs mais aussi les personnes avides de découvrir un culture différente et authentique.
Bien sûr, cette ouverture a fait évoluer très vite le Ladakh et le Zanskar. L’électricité, qui n’est encore ni stable ni régulière, mais qui le sera lorsque le barrage sur l’Indus sera complètement mis en service, a également permis en quelques années le développement de l’internet (au début des années 2000) et l’arrivée de la télévision, qui constituent, eux aussi, une influence majeure.
Pourtant, les ladakhi et les zanskari ont su garder leur intégrité et la conviction profonde de la valeur de leur culture. Ils ont d’ailleurs développé en peu de temps des médias à leur image : des films de cinéma, une chaîne de télévision etc.
Le Ladakh reste une terre fascinante et différente de laquelle nous avons tous beaucoup à apprendre, comme de la mosaïque de toutes les cultures du monde qui gardent, profondément ancrée en elle, leur histoire singulière.

 

Pour franchir le pas…

Si le Ladakh et le Zanskar vous font rêver, n’hésitez pas à sauter le pas. C’est une expérience inoubliable !

  • Céline Moulys, la réalisatrice de « Föllmis’ Destiny » peut vous donner tous les conseils dont vous avez besoin et vous orienter pour organiser un voyage adapté à vos désirs et à vos capacités. Elle est « Ze Guide, au Ladakh-Zanskar » logo-Ze-guide-web
  • Si vous souhaitez un séjour plus encadré, elle vous accompagnera grâce aux circuits culturels qu’elle organise avec Pascal Lacoste de EMS Voyages. logo-ems-voyages-web